Solidarité et migration

Solidarité et migration

Dans le monde globalisé d’aujourd’hui, les conséquences des catastrophes écologiques, économiques ou financières, de même que l’explosion démographique, ne s’arrêtent souvent pas aux frontières des états. En reconnaissant la dépendance mutuelle et l’interaction, la solidarité prend une nouvelle dimension : elle devient une stratégie globale de survie avec des solutions pratiques sur la base d’accords obligatoires et d’alliances.

La coopération au développement international des 50 dernières années n’a pas été en mesure de répondre à l’espoir suscité. C’est toutefois en regardant dans le rétroviseur que les raisons du fossé entre les attentes et les résultats s’expliquent. Les développements politiques imprévus et spontanés (telles que les récentes révolutions « Facebook » dans le Nord de l’Afrique et le Proche Orient) ou les prévisions erronées ont certainement contribué à développer ce fossé. Par-dessus tout, il est difficile d’estimer dans quelle situation les pays peu développés se trouveraient aujourd’hui s’ils n’avaient jamais profité de l’aide internationale ou si la coopération entre les pays du Nord et du Sud avaient été profondément différente. En outre, les mesures protectionnistes des pays industrialisés, l’exploitation économique, l’exode des compétences et la fuite des capitaux ont massivement contribué à la stagnation des économies dans les pays en voie de développement.

Néanmoins, l’aide au développement à la coopération, avec ses nombreux experts compétents, ses centaines d’organisations gouvernementales, ses milliers d’organisations non-gouvernementales et ses douzaines d’organismes internationaux importants, a été sévèrement remis en cause. Cela ne peut certes pas s’appliquer aux aides d’urgence, mais en tout cas à une grande partie des programmes de développement.

Il est par ailleurs probable que les fonds publics destinés à l’aide au développement ne soient pas totalement dépensés selon le critère coût-bénéfice (contrairement à ce qu’un individu ferait en général), puisqu’il n’y a aucun lien réel entre les personnes concernées par le système d’aide public, c’est-à-dire les contribuables et les électeurs dans les pays donateurs d’un côté, et les bénéficiaires finaux de l’autre. Au lieu de cela, les préoccupations individuelles, les intérêts des lobbys, les considérations institutionnelles et les contraintes politiques à tous les niveaux, entre les personnes concernées (des pays donateurs et bénéficiaires), affectent inévitablement le processus d’attribution des fonds, la planification, l’application et même l’évaluation finale des projets. Le fait que les agences gouvernementales de développement ne doivent ni prélever, ni produire les fonds qu’elles dépensent, et qu’elles ne prennent aucun risque immédiat si leurs programmes se révèlent inefficaces, comporte des avantages et des désavantages.

Alors que la véritable solidarité se base en fin de compte sur l’empathie et le volontarisme des « nantis » et que les gens dans le besoin dans les pays en conflit acceptent de jouer le rôle passif de destinataires partiellement dépendants, les migrants depuis le sud jusqu’au nord, et de l’est jusqu’à l’ouest ont pris leur destin (du moins au début) en main. L’histoire montre en effet qu’il a été possible d’empêcher efficacement l’émigration ou les vols d’un pays à un autre (par exemple d’ex-Allemagne de l’Est à l’Allemagne de l’Ouest) ainsi que l’immigration ou l’infiltration dans un autre pays (par exemple de Cisjordanie à Israël) par des moyens physiques ou autres. De tels murs étaient certes toujours, tôt ou tard, surmontés, rasés – avec des conséquences parfois fatales, d’autres fois positives, pour les personnes du camp d’en face – ou sont simplement devenus superflus.

ANTHILLS considérera d’un œil critique les opportunités et les risques de l’immigration globale, et élaborera des projets concrets et des options proactives.

Sur la tabe à dessin

  • PINOY SWANS est un traité proposé entre la Suisse et les Philippines concernant le recrutement, la formation et l’engagement de personnel soignant philippin dans les hôpitaux suisses, les homes pour personnes âgées et chez les particuliers (par exemple pour les gardes d’enfants). Download PINOY SWANS
  • Le concept SOCIETE GENERALE DE SURVEILLANCE HUMANITAIRE s’occupe de la faisabilité d’un schéma de quantification transparent, standardisé, accepté au niveau international concernant le Public Development Aid. Cette standardisation a pour vocation de promouvoir la crédibilité et la solidarité parmi les pays donateurs et les pays bénéficiaires d’une aide au développement.
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